L’Enquête du Martroi s’est intéressée en novembre à la performance sociale en entreprise du point de vue des dirigeants du Loiret. Le bien-être au travail, sous sa dimension psychologique, physique, ou sociale, est sans controverse un facteur de performance pour les entreprises et pour l´économie. Menée du 23 novembre au 27 novembre 2009 par le Pôle Connaissances et Etudes Marketing de la Chambre de la Commerce et d’Industrie du Loiret, l’étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 150 entreprises réparties sur l’ensemble du territoire départemental et provenant des secteurs suivants : commerce, industrie, Btp, services aux particuliers, services aux entreprises.
Mesurer la performance sociale permet de savoir si celle-ci est positive, donc créatrice de valeur ou négative et génératrice de risques : risques sociaux pour l’entreprise ou risques psycho-sociaux pour les salariés. C’est donc un indicateur essentiel pour les dirigeants, les décideurs, les DRH et les membres de la fonction RH. La performance sociale « vise » le capital humain de l’entreprise. Les indicateurs permettant de la mesurer sont nombreux : le climat social, l’exposition au stress dans l’entreprise, la qualité du management, la qualité de la gouvernance sociale, le moral des salariés, l’implication et la représentation sociale du travail.
L’enquête a permis de déterminer les points suivants :
Seuls 27,6 % des dirigeants ont mis en place un dispositif d’indicateurs d’évaluation de la performance sociale dans leur entreprise. Ces dispositifs sont essentiellement mis en place par les entreprises de plus de 10 salariés (cela concerne 50 % des entreprises interrogées).
Les dirigeants d’entreprises qui ont entre 5 et 10 ans d’expérience semblent être les moins sensibles aux enjeux de la performance sociale. Cela se vérifie sur toutes les composantes hormis celles liée aux « méthodes de management et de gestion des carrières » (où ce sont les dirigeants de moins de 5 ans qui sont les moins intéressés) et au « respect du candidat et à l’équité dans le recrutement » (où ce sont les dirigeants qui ont entre 10 et 20 ans d’expérience qui sont les moins intéressés)
Les dirigeants qui ont moins de 10 ans d’expériences semblent avoir davantage de difficultés à mettre en place des actions jugées satisfaisantes.
Pour les dirigeants d’entreprise sans effectif salarié, les trois principales composantes qui sont un frein à la création d’emplois sont la compétence et l’employabilité des salariés, les conditions de travail, la méthode de management et gestion des carrières.
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Marc Lugand - Tél : 02 38 77 77 72 - marc.lugand@loiret.cci.fr
Pôle Connaissances et Etudes Marketing
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